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Rédaction Indépendant

Ebola et rentrée scolaire 2026 : la CONEPT-RDC plaide pour des écoles prêtes avant le 1er septembre

À quelques semaines de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre 2026, la Coalition Nationale de l'Éducation Pour Tous (CONEPT-RDC) appelle les autorités congolaises à renforcer la préparation sanitaire des établissements scolaires face à la progression de l'épidémie d'Ebola.

Dans un communiqué signé par son coordonnateur national, Jacques Tshimbalanga, l'organisation de la société civile estime que l'ouverture des écoles ne peut se limiter au respect du calendrier académique. Elle insiste sur la nécessité de garantir des conditions sanitaires sûres pour les élèves, les enseignants et l'ensemble du personnel éducatif.

Cinq axes prioritaires

Pour accompagner cette démarche, la CONEPT-RDC annonce un plan d'action articulé autour de cinq priorités.

La première consiste à réaliser une évaluation citoyenne de l'état de préparation des écoles, notamment dans les zones touchées par Ebola. Cette évaluation portera sur la disponibilité de l'eau potable, du savon, des dispositifs de lavage des mains, des mécanismes d'alerte, des outils de sensibilisation et des protocoles de prise en charge des cas suspects.

Le deuxième axe prévoit un renforcement de la sensibilisation des communautés éducatives. L'organisation entend intensifier les campagnes d'information destinées aux élèves, enseignants, chefs d'établissements, parents et comités scolaires afin de lutter contre les rumeurs, la désinformation et la stigmatisation des personnes affectées par la maladie.

La CONEPT-RDC plaide également pour l'élaboration et le financement d'un plan national de préparation sanitaire de la rentrée scolaire. Selon elle, les autorités doivent définir clairement les responsabilités, les ressources financières, les délais d'exécution, les mécanismes de coordination ainsi que les indicateurs de suivi.

Par ailleurs, l'organisation recommande la mise en place de mécanismes de continuité pédagogique dans les zones où les activités scolaires pourraient être perturbées. Une attention particulière devrait être accordée aux filles, aux enfants vivant avec un handicap, aux déplacés ainsi qu'aux élèves issus des familles touchées par l'épidémie ou vivant dans des zones rurales.

Enfin, la coalition appelle à une coordination renforcée entre les ministères de l'Éducation et de la Santé, les gouvernements provinciaux, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les médias et les communautés locales afin d'assurer une réponse harmonisée.

Un appel aux pouvoirs publics

Tout en rappelant qu'elle ne se substitue pas aux autorités publiques, la CONEPT-RDC affirme vouloir jouer pleinement son rôle de veille citoyenne en relayant les préoccupations des communautés, en suivant la mise en œuvre des engagements et en formulant des propositions pour préserver le droit à l'éducation.

L'organisation estime qu'aucun établissement situé dans une zone affectée ou à risque ne devrait rouvrir sans garanties sanitaires vérifiables. Elle souligne également que toute interruption éventuelle des cours doit s'accompagner de solutions de continuité éducative afin d'éviter une nouvelle rupture des apprentissages.

Pour la CONEPT-RDC, préparer la rentrée scolaire dans un contexte marqué par Ebola revient non seulement à prévenir la propagation de la maladie, mais aussi à protéger les enfants, rassurer les familles, soutenir les enseignants et préserver l'avenir du système éducatif de la République démocratique du Congo.

 

Fleurisse Booto KATAMBA 

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