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Rédaction Indépendant

Assemblée nationale : grogne des assistants parlementaires qui exigent le paiement de leurs primes et la reconnaissance de leur statut

La tension monte au sein de la chambre basse du Parlement. La corporation des assistants parlementaires de l’Assemblée nationale a haussé le ton dans une déclaration rendue publique ce jeudi 27 août 2026, dénonçant une précarité grandissante et exigeant des réponses immédiates de la part de la hiérarchie institutionnelle.

Au cœur de leur fronde figurent plusieurs revendications d'ordre social et administratif jugées non négociables :

Le paiement immédiat des primes des mois de juillet et août 2026 ;

Le versement du reliquat de 50 % de la prime relative à la session extraordinaire ;

La notification officielle de la décision n°035 du 22 septembre portant nomination des assistants parlementaires, signée par l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe ;

La délivrance de cartes de service, indispensables à leur identification et à la sécurisation de l'exercice de leurs tâches quotidiennes ;

Le respect strict des dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale encadrant leurs avantages professionnels.

Un accès restreint aux plénières et un appel à la dignité

Les collaborateurs directs des élus nationaux pointent également du doigt une mesure vexatoire : l'interdiction d’accéder à la salle des séances plénières, les contraignant systématiquement à s'isoler dans les balcons sans justification valable. Une entrave, estiment-ils, à l'accomplissement de leur mission d'assistance technique auprès des députés.

Tout en affirmant privilégier la voie du dialogue constructif avec l'administration de l'Assemblée nationale, la corporation prévient qu'elle ne tolérera plus une situation qu'elle qualifie d'atteinte directe à sa dignité et à ses droits fondamentaux de travail.

Le message transmis aux autorités est sans équivoque : au-delà des régularisations salariales, c’est la reconnaissance entière et effective de leur statut au sein de l'appareil législatif qui est exigée.

Hugor MBELANI

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