Rentrée scolaire 2026-2027 : l’Intersyndicale donne son feu vert, mais brandit la menace d’une grève.
Les enseignants appelés à reprendre les cours le 1er septembre, le Gouvernement sommé de respecter ses engagements
À deux jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l’Intersyndicale des syndicats des enseignants du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté appelle les enseignants à reprendre les cours dès ce mardi 1er septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Une décision qui intervient après une nouvelle évaluation des engagements pris par le Gouvernement, mais qui reste assortie d’un avertissement : en cas de non-respect des engagements, les syndicats menacent de recourir à des actions de grande envergure susceptibles de perturber le calendrier scolaire.
Réunie ce samedi 29 août 2026 en Assemblée générale d’évaluation, l’Intersyndicale a passé en revue plusieurs dossiers considérés comme prioritaires pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants.
Parmi les principales préoccupations figurent notamment la situation des enseignants non payés et nouvelles unités, la mise à la retraite des enseignants, les retards récurrents dans le paiement des salaires ainsi que le dossier de la Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP).
Des engagements gouvernementaux sous surveillance
À l’issue des échanges avec le Gouvernement, l’Intersyndicale affirme avoir obtenu des assurances sur plusieurs de ses revendications.
Concernant les enseignants N.U. et N.P., le Gouvernement aurait réitéré son engagement à accorder la priorité à leur paiement. Les syndicats demandent que le processus de mise à la retraite et de paiement soit rendu opérationnel au quatrième trimestre 2026, conformément à la Loi des finances 2026.
Sur le dossier de la retraite, l’Intersyndicale indique que le Gouvernement s’active particulièrement en faveur des enseignants débutants et des inspecteurs de l’enseignement.
Autre dossier sensible : celui de la Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP). L’Intersyndicale rapporte que le Gouvernement s’emploie à accorder le moratoire sollicité concernant l’application du décret fixant les modalités d’affiliation au régime d’assurance maladie obligatoire. Elle précise que la MESP ne devrait pas être absorbée, mais demeurer une mutuelle complémentaire à la Couverture Santé Universelle.
Salaires, retenues et paiements en souffrance
Les retards dans le paiement des salaires demeurent également au cœur des inquiétudes syndicales. L’Intersyndicale dénonce des désagréments récurrents lors des opérations de paie dans plusieurs provinces et demande au ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté d’intervenir auprès des opérateurs de paie.
Elle réclame notamment l’apurement des arriérés salariaux ainsi que la fin des retenues salariales et frais de fonctionnement jugés injustifiés et non autorisés par la réglementation.
Le paiement des intervenants aux évaluations certificatives dans la partie Est du pays figure également parmi les dossiers sur lesquels les syndicats attendent des avancées.
Deux décrets toujours attendus
L’Intersyndicale appelle par ailleurs à la signature, au plus tard à la mi-septembre 2026, de deux textes portant respectivement sur le Statut particulier du personnel enseignant et le Statut particulier des inspecteurs.
Selon la déclaration, ces deux projets de décrets auraient déjà été soumis à l’autorité compétente pour signature.
Le 1er septembre maintenu, mais un avertissement clair
Malgré ces revendications encore pendantes, l’Intersyndicale a choisi de ne pas remettre en cause la rentrée scolaire. Elle demande ainsi à tous les enseignants de reprendre les enseignements et l’encadrement des élèves dès le mardi 1er septembre 2026.
Mais cette décision ne constitue pas un blanc-seing au Gouvernement.
Les syndicats préviennent qu’en cas de non-respect des engagements renouvelés, ils se réservent le droit de mener des actions syndicales de grande envergure, allant jusqu’à perturber le calendrier scolaire en cours.
Une rentrée sous haute vigilance
À l’heure où élèves, parents et enseignants s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école, le message de l’Intersyndicale est donc double : les cours commencent le 1er septembre, mais le Gouvernement reste sous surveillance.
Les prochaines semaines seront décisives pour mesurer la capacité des autorités à transformer les engagements annoncés en mesures concrètes. Entre promesses, dossiers sociaux en attente et exigence d’amélioration des conditions de travail, la rentrée 2026-2027 s’annonce déjà comme un test majeur pour le dialogue social dans le secteur éducatif.
La rentrée est maintenue. Le compte à rebours, lui, est lancé pour le Gouvernement : tenir ses engagements avant que la patience des enseignants n’atteigne ses limites.
Fleurisse katamba booto kashini.
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