RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 EN RDC
Écoles ouvertes, élèves au rendez-vous : le Journal de l’Éducation prend le pouls de la rentrée
KINSHASA 1er septembre 2026. Cartables en main, uniformes soigneusement portés et enthousiasme mêlé d’appréhension : les élèves congolais ont repris, ce mardi, le chemin de l’école conformément au calendrier scolaire 2026-2027.
Pour vérifier l’effectivité de cette rentrée, Le Journal de l’Éducation a effectué une ronde dans plusieurs établissements à Kinshasa, mais aussi à Kananga et Matadi. Premier constat : dans les écoles visitées, élèves et enseignants ont répondu présents et les activités scolaires ont effectivement démarré.
À Kinshasa, une rentrée visible sur le terrain
Au Lycée 2 Kasa-Vubu, dans le regroupement communal de Funa, plus de 300 élèves étaient présents dès cette première journée. « La rentrée est effective ici dans notre école. Les enseignements vont se donner normalement et nos enfants sont là », a indiqué le directeur des études, Blaise Mbokoso.
L’établissement a également mis l’accent sur la prévention sanitaire, avec des dispositifs de lavage des mains et du savon liquide accessibles aux élèves.
Dans la province éducationnelle de Tshangu, l’ANAPECO a, de son côté, appelé les parents à envoyer leurs enfants dès le premier jour. Une mobilisation destinée notamment à éviter que des cours d’encadrement payants ne se substituent aux enseignements réguliers.
À Matete, le Complexe scolaire Saint-Alphonse a placé cette nouvelle année sous le signe de la formation intégrale. L’administrateur, l’abbé Gaston Mazunga, a mis en avant quatre dimensions : spiritualité, morale, intelligence et équilibre psychologique.
Même dynamique au collège Saint-Raphaël, à Limete, où le recteur, l’abbé Pierre Mbodinga, a exhorté les élèves à cultiver la lecture, la recherche et la curiosité intellectuelle.
Malgré les rumeurs, les parents misent sur l’école
Au lycée Motema Mpiko, à Kasa-Vubu, des parents ont également accompagné leurs enfants pour cette reprise. Junette Nzongo, parent d’élève et ancienne de l’établissement, affirme n’avoir rencontré aucune difficulté particulière.
Les rumeurs de grève relayées sur les réseaux sociaux n’ont pas, dans son cas, changé la décision : les enfants devaient reprendre les cours dès le premier jour.
Au Complexe scolaire Cardinal Malula, à Limete, Laurianne Malala, venue accompagner ses deux enfants, partage la même logique : ne pas perdre une journée de classe.
À l’UPN-Télécom, l’École chrétienne Edmond entame sa deuxième année
Dans la commune de Ngaliema, sur l’avenue Télécom, l’École chrétienne Edmond a également enregistré une rentrée effective.
Pour cette extension, qui entame sa deuxième année d’existence, l’affluence observée et la présence des élèves traduisent un engouement qui semble se confirmer. La confiance renouvelée de plusieurs parents est notamment associée à l’encadrement et à la manière dont les enseignements sont dispensés.
Les progrès et résultats observés chez certains apprenants contribuent également à renforcer cette confiance. Pour l’établissement, le véritable défi sera désormais de transformer cet élan de rentrée en acquis scolaires durables.
De Kinshasa à Kananga et Matadi, une rentrée effective
À Kananga, au Kasaï-Central, le Complexe scolaire « Les Enfants d’Israël » a enregistré une forte présence des élèves et des enseignants des cycles maternel, primaire et secondaire. Selon son promoteur, Jean de Dieu Cimeya, les activités ont démarré normalement dès le premier jour.
À Matadi, dans le Kongo-Central, les élèves du Complexe scolaire Mont Thabor se sont également retrouvés dans leurs classes dès 8 heures, marquant le lancement de l’année scolaire.
Une rentrée effective, mais le plus difficile commence
Cette première ronde permet de dégager une tendance encourageante : dans plusieurs établissements visités, la rentrée scolaire 2026-2027 est bien effective.
Mais le premier jour ne suffit pas à juger toute une année scolaire. La régularité des enseignements, la motivation des enseignants, la qualité des apprentissages, la protection sanitaire, l’assiduité des élèves et les conditions d’étude resteront les véritables indicateurs de réussite.
Les portes des écoles se sont ouvertes ce 1er septembre. Les élèves ont répondu présents. Désormais, le défi n’est plus seulement de réussir la rentrée, mais de réussir l’année.
Fleurisse Katamba Booto-Kashini
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