La ville portuaire s’est réveillée sous le choc. La nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre 2026 a été marquée par des scenes de violences d'une rare intensité dans la commune de Matadi. Vers 2 heures du matin, des véhicules incendiés, des cas de pillages et de graves actes de vandalisme ont été signalés dans plusieurs quartiers, à la suite de la mort tragique d'un conducteur de moto.
Selon les premiers témoignages concordants recueillis sur place, le drame trouve son origine lors d'un contrôle routier de routine mené au niveau du rond-point 24 Novembre. Un agent de police aurait sommé un motocycliste de s'arrêter pour défaut de port du gilet réglementaire exigé par la mairie afin d'identifier les professionnels du transport urbain.
Une altercation mortelle au rond-point 24 Novembre
Une vive discussion aurait rapidement dégénéré en altercation physique entre les deux hommes. Dans la confusion, le policier aurait fait usage de son arme à feu, touchant grièvement le conducteur de moto, qui a succombé à ses blessures peu après.
L’annonce de ce décès a instantanément embrasé la colère de nombreux conducteurs de taxi-moto et de jeunes de la commune. Des mouvements de foule incontrôlés ont éclaté dans la foulée, se traduisant par des actes de saccage : plusieurs véhicules ont été la proie des flammes, tandis que des habitations et des échoppes ont été vandalisées et dépouillées.
Des zones d'ombre et une tension palpable
Des sources locales évoquent également l'implication présumée de certains jeunes, identifiés par des témoins comme des dépendants de militaires du camp Redjaf, dans ces débordements. Une information qui nécessite toutefois des vérifications officielles.
Du côté des forces de l'ordre, le policier impliqué dans le tir mortel serait actuellement introuvable, accentuant le climat d'incompréhension et d'attente.
Cette nuit de tumulte a plongé les habitants de Matadi dans l'anxiété la plus totale. La population locale attend désormais une communication urgente des autorités compétentes pour situer les responsabilités, faire la lumière sur les circonstances de ce drame et rétablir l'ordre public.
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