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Rédaction Indépendant

RDC : le programme « Debout Jeunes Congolais » en action avec la formalisation de plus d’un millier d’entreprises de jeunes

C’est une étape décisive pour l'émancipation économique de la jeunesse congolaise. Le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale a abrité une cérémonie d'envergure consacrée à la remise des documents de formalisation des entreprises de jeunes. L'événement s'est déroulé sous la présidence effective du Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et en présence de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que de l'ensemble des têtes d’affiche des institutions nationales.

Organisée par le Fonds spécial pour la promotion, l'entrepreneuriat et l'emploi des jeunes (FSPEEJ), cette initiative s’inscrit dans le droit fil du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », érigé en bouclier pour faire de la jeunesse le véritable moteur de la transformation socio-économique du pays.

Plus de 1 100 entreprises déjà formalisées à travers le pays

Dressant le bilan de cette dynamique, le Directeur général du FSPEEJ, Joseph Mbuyi Mukendi, a souligné l'impact de ce travail de terrain mené en étroite collaboration avec la ministre de la Jeunesse, Grâce Emie Kutino. À ce jour, ce sont exactement 1 127 entreprises portées par des jeunes qui ont reçu une existence juridique légale, réparties à travers plusieurs provinces :

La première cohorte a concerné Kinshasa (321 entreprises) et le Kongo-Central (26 entreprises).

La deuxième phase a englobé 780 structures supplémentaires, ventilées entre Kinshasa (537), le Haut-Katanga (129) et le Kasaï-Oriental (114).

Le pack de formalisation remis aux bénéficiaires comprend l'ensemble des attributs légaux indispensables : numéro de registre de commerce, identification nationale, numéros de certification de l’ONEM, de l’INPP, de la CNSS, ainsi que le numéro d'impôt et l'aval du ministère de l’Environnement.

Pour Jeef Makobi Kwete, représentant des bénéficiaires, cette reconnaissance administrative met fin à un long parcours du combattant : « Recevoir les documents officiels de son entreprise, ce n'est pas recevoir de simples papiers, c’est recevoir une identité juridique, une reconnaissance et surtout une porte ouverte vers de nouvelles opportunités », s'est-il réjoui.

Des directives présidentielles pour pérenniser l’accompagnement

Prenant la parole, le Président de la République a réitéré sa conviction selon laquelle l’emploi des jeunes demeure une urgence nationale incontournable, tout en soulignant les limites de l'action étatique solitaire face à la demande croissante.

« Notre devoir est de créer un environnement dans lequel chaque jeune peut valoriser ses compétences, exercer activement un métier et construire son avenir. L’État ne peut à lui seul absorber toute la demande d’emploi, mais il ne peut pas davantage abandonner la jeunesse à elle-même », a martelé Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans la foulée, le Chef de l’État a formulé des orientations précises à l'attention du Gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka. Il a exigé le renforcement des moyens d'action du FSPEEJ, l'adaptation de ses instruments aux différentes étapes de vie des entreprises, ainsi qu'un suivi rigoureux post-formalisation. Il a également mis en garde contre toute velléité de tracasseries administratives ou de pressions fiscales disproportionnées à l’encontre de ces jeunes entrepreneurs, insistant pour que ce sésame demeure un tremplin et non un frein.

Cette avancée s'ajoute à d'autres dispositifs gouvernementaux déjà opérationnels, à l’instar du programme Vunga destiné à faciliter l'accès au crédit via le FOGEC, confirmant la volonté de l'exécutif de placer la création d'emplois au cœur de son action (PAG 2024-2028).

Hugor MBELANI 

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