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Rédaction Indépendant

EBOLA À KISANGANI : LE GHKis ET UNE ÉCOLE MATERNELLE FERMÉS POUR 21 JOURS FACE À LA MULTIPLICATION DES CAS.

Ebola à Kisangani : le DHKis et une école maternelle fermés pour 21 jours face à la multiplication des cas

À Kisangani, la riposte contre la maladie à virus Ebola franchit un nouveau cap. Le Desmet Hospital of Kisangani (DHKis), dans la commune de Makiso, ainsi que l’école maternelle La Borne sont temporairement fermés après la confirmation de cas au sein de leurs personnels. Une décision qui traduit la volonté des autorités sanitaires de couper rapidement les chaînes de transmission.

La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola continue de retenir l’attention à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo.

Le Desmet Hospital of Kisangani (DHKis) a été temporairement fermé pour une période de 21 jours, à la suite de la confirmation de plusieurs cas parmi son personnel. L’annonce a été faite ce mardi 29 septembre 2026 par le ministre provincial de la Santé, Simon Bokongo.

Selon le responsable provincial de la Santé, plus d’une dizaine d’agents du DHKis ont été testés positifs. Plus de 123 contacts sont également recensés et font l’objet d’un suivi dans le cadre de la riposte.

Cette situation intervient quelques jours après le décès du Dr Victor Kingombe, médecin-chef de staff au DHKis, décédé au Centre de traitement Ebola de Kisangani. Son décès avait suscité des réactions au sein du corps médical de la province, notamment autour des difficultés rencontrées dans la riposte.

Une école maternelle également concernée

L’épidémie touche également le milieu scolaire.

L’école maternelle La Borne a, elle aussi, été fermée pour 21 jours après la confirmation d’un cas d’Ebola chez une institutrice. D’après les autorités provinciales, le mari de cette enseignante travaille au DHKis, ce qui constitue un élément pris en compte dans les investigations épidémiologiques.

Cette fermeture préventive vise notamment à permettre aux équipes de riposte de renforcer la surveillance et le suivi des personnes ayant pu être exposées.

La Makiso au cœur de la surveillance

La commune de Makiso figure actuellement parmi les zones les plus concernées par la circulation du virus à Kisangani.

Le rapport épidémiologique de la Division provinciale de la santé, arrêté au 27 septembre 2026, faisait état de 43 cas confirmés d’Ebola dans la Tshopo, dont 18 décès. La zone de santé de Makiso-Kisangani comptait alors 21 cas confirmés, dont 10 décès, soit le nombre le plus élevé parmi les zones de santé de la province.

La situation reste néanmoins évolutive. Dans son point du 25 septembre, l’Organisation mondiale de la Santé indiquait que la Tshopo faisait partie des provinces connaissant une reprise de la transmission, avec sept zones de santé affectées.

Dans le même temps, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de vaccination, de recherche et de suivi des contacts. La vaccination des personnels de santé et des travailleurs de première ligne est notamment en cours dans la Tshopo.

Entre vigilance et responsabilité collective

La fermeture du DHKis et de l’école maternelle La Borne rappelle surtout une réalité : dans une épidémie, les lieux de soins, les écoles et les espaces de rassemblement peuvent devenir des points sensibles lorsqu’une chaîne de transmission y est identifiée.

Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est désormais de rompre rapidement les chaînes de contamination, tout en maintenant la prise en charge des malades, le suivi des contacts et l’information de la population.

À Kisangani, derrière chaque chiffre se trouvent des familles, des soignants, des enseignants et des communautés exposées. Plus que jamais, la vigilance ne doit donc pas être une simple consigne : elle devient une responsabilité collective.

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