Deux ministres provinciaux récemment nommés dans l'équipe du gouvernement provincial du Kongo Central, dit Bilolo 2, ont annoncé leur démission, invoquant des « convenances personnelles ». Ces départs, effectifs depuis le mardi 5 mai 2026, créent la surprise dans la classe politique et l'opinion provinciale.
Jean Kimboko Ndombasi, en charge de l'Éducation, de la Santé, des Affaires sociales, de la Communication et porte-parole du gouvernement, et Joseph Nsalambi Ngabakita, titulaire du Plan, du Budget, de la Fonction publique, du PT-NTIC et du Numérique, quittent ainsi leurs fonctions après une très courte période d'exercice.
Des départs précoces qui interrogent
Leur départ, effectif, laisse vacants des postes stratégiques au sein de l'exécutif provincial. Si Jean Kimboko Ndombasi a eu le temps d'effectuer une passation de service et de se présenter officiellement lors du lancement des épreuves préliminaires de l'Examen d'État le 4 mai au collège Ntetembwa à Matadi, Joseph Nsalambi Ngabakita s'est montré plus discret dans l'exercice de ses fonctions.
Ces démissions précoces suscitent de nombreuses interrogations au sein de l'opinion. Entre perplexité et regrets, observateurs et citoyens s'interrogent sur les véritables motifs d'un tel retrait, alors que les intéressés éludent tout commentaire supplémentaire et se retranchent derrière la formule vague de « convenances personnelles ».
Des profils diversement appréciés
Jean Kimboko Ndombasi, ancien député provincial et figure politique bien connue dans la province, avait été nommé lors du réaménagement du gouvernement provincial annoncé fin avril. Il avait notamment attiré l'attention par sa proposition d'édit visant à réguler les cérémonies funéraires dans le Kongo Central.
Joseph Nsalambi Ngabakita, quant à lui, était une personnalité moins exposée sur la scène provinciale, et son passage au gouvernement aura été très bref.
L'exécutif provincial attendu
Désormais, tous les regards se tournent vers l'exécutif provincial et le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo pour connaître les suites réservées à ce dossier et d'éventuelles nominations afin de pourvoir les postes laissés vacants. L'opinion attend des éclaircissements sur ces démissions surprises et sur la stabilité de l'équipe gouvernementale récemment remaniée.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà chargé pour l'exécutif provincial, alors que le bureau de l'Assemblée provinciale a récemment été saisi d'un réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation demandant l'autorisation d'ouvrir une instruction à l'encontre du gouverneur.
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